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L’extrascolaire au cœur de l’intégration

« réalisé avec l’appui de l'initiative 'l'Extrascolaire au cœur de l'intégration' du Fonds InBev-Baillet Latour, gérée par la Fondation Roi Baudouin »

Au début de l’année 2013, la Fondation Roi Baudouin, convaincue par la démarche innovante et les résultats engrangés dans le cadre de notre projet « L’extrascolaire sans barrière » depuis 2010, a fait appel à Badje en vue de la mise en œuvre d’un nouveau projet. Sur sollicitation du Fonds InBev-Baillet Latour, la Fondation avait pour mission de mettre sur pied un nouveau projet visant à stimuler l’intégration des enfants bruxellois précarisés d’origine étrangère grâce à des actions dans le champ de l’éducation.

Des discussions très fructueuses ont permis d’aboutir à l’élaboration et au lancement, dès avril 2013, d’un appel à projets ambitieux, invitant les associations extrascolaires bruxelloises tant francophones que néerlandophones à introduire leurs projets. Par cet appel intitulé « L’extrascolaire au cœur de l’intégration », le Fonds InBev-Baillet Latour souhaitait stimuler l’intégration des enfants bruxellois précarisés d’origine étrangère grâce aux activités extrascolaires et s’adressait spécifiquement aux milieux d’accueil extrascolaires actifs en Région de Bruxelles-Capitale proposant des activités en français et/ou en néerlandais pour des enfants de 2,5 à 12 ans.

L’appel offrait la possibilité aux associations de bénéficier, non seulement, d’un financement d’un projet visant à augmenter l’accessibilité de leurs activités au profit d’enfants bruxellois précarisés d’origine étrangère mais également, d’un accompagnement multidimensionnel offert par Badje, largement inspiré du dispositif mis en œuvre dans le cadre de notre projet « L’extrascolaire sans barrière ».

Il s’agissait ainsi, pour Badje, de lancer un nouveau processus de formation et d’accompagnement d’associations extrascolaires en vue de faire progresser l’accessibilité de ces milieux d’accueil, dans la lignée de ce que notre fédération menait depuis 3 années. Ce nouveau dispositif comportait toutefois des différences notables, perçues comme autant d’opportunités et de défis à relever, par rapport à ce qui avait été mené jusque-là.

En effet, d’une part, comme évoqué plus haut, l’appel s’adressait aux associations bruxelloises tant francophones que néerlandophones. Outre la question de la langue et de la nécessité de mettre en place une traduction simultanée lors des rencontres collectives, cela impliquait la prise en compte des différences culturelles et, pour ce faire, la nécessaire collaboration avec un partenaire néerlandophone.

Ensuite, les associations lauréates de l’appel bénéficiaient désormais d’un financement pour mettre en œuvre leur projet d’accessibilité, tandis que dans le cadre des 3 années d’expérience du projet, leur implication se faisait exclusivement sur base volontaire et sans aucun apport financier. Cela constituait un avantage indéniable, permettant aux associations de réellement s’investir dans la poursuite de leurs objectifs fixés en termes d’accessibilité.

Un autre nouvel aspect du projet « L’extrascolaire au cœur de l’intégration » était le fait de cibler plus particulièrement les familles et enfants en situation de pauvreté et « d’origine «étrangère ». Il s’agissait donc d’approcher la question de l’interculturalité. Cette dimension est particulièrement sensible à Bruxelles, où les publics issus de l’immigration sont à la fois très présents et les plus susceptibles de rencontrer des difficultés dans leur « intégration » socio-économico-culturelle et dans leur accès aux activités extrascolaires. C’était l’occasion, pour les professionnels de l’accueil extrascolaire, d’aborder des difficultés auxquelles sont régulièrement confrontés leurs publics, telles que la méconnaissance des codes culturels et de la langue véhiculaire, des situations de précarité et d’isolement particulièrement marquées.

L’évaluation de l’initiative permet d’affirmer qu’elle a été un succès. Les résultats confirment qu’elle a ciblé une réalité prégnante et a répondu à une réelle demande des opérateurs de l’extrascolaire, qu’ils soient déjà actifs avec le public ciblé ou non. Pour preuve, 26 projets ont été retenus au lieu des 20 initialement prévus. Le travail de sélection a par ailleurs été particulièrement efficace, puisque 25 projets sur 26 ont poursuivi l’accompagnement jusqu’au bout et ont touché le public ciblé.

Grâce aux projets menés dans le cadre de cette première année, les acteurs de l’accueil extrascolaire bruxellois se sont rendus plus accessibles aux enfants défavorisés d’origine étrangère. La grande majorité des associations ont augmenté quantitativement leur accessibilité : beaucoup ont accueilli des enfants en situation de précarité et d’origine étrangère qui ne fréquentaient pas leurs activités auparavant.

Au vu des résultats, un second appel à projets a été lancé. Il nous semble essentiel de continuer à répondre à la demande croissante de formation et d’accompagnement des milieux d’accueil extrascolaire bruxellois, en une période où la pauvreté interpelle chacun et demande des réponses adéquates. 25 projets (21 francophones et 4 néerlandophones) ont été selectionnés pour cette année 2014-2015.





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